Sport & CultureAdieu Mama Afrikalundi, 10 novembre 2008
Miriam Makéba est morte hier en Italie à l'âge de 76 ans des suites d'une crise cardiaque. Adieu Mama Afrika et Merci!
Des personnages de romanmercredi, 17 septembre 2008
Aujourd'hui, j'ai eu la chance de rencontrer toute une pléïade de personnages de mes romans français préférés. Comme quoi, le Paris de l'époque des Romantiques n'a pas cessé d'exister. Et, pour moi, elle se traduit dans la coquetterie de ces femmes qui, malgré leur âge avancé, continue à se v(oul)oir belle et ingénue. Vous savez, le rimmel qui fout le camp, les joues trop maquillées et les lèvres trop fardées c'est le refus de ces dames de faire partie du passé. J'en ai vu une qui parlait à un ami à la terrasse de la brasserie St Denis et qui de temps à autre lui lançait des regards si langoureux que, l'espace d'un instant, elle était effectivement redevenue jeune.
Rouleau compresseurjeudi, 11 septembre 2008
J'ai eu soudainement envie de partager avec vous cet extrait de "La Fête au Bouc" de Mario Vargas Llosa. Les applications au monde actuel sont légions! Pensez à en souligner quelques-unes en commentaires. "Tu ne comprends pas cela, Urania. Il y a beaucoup de choses de l'Ere que tu as fini par tirer au clair; certaines, au début, te semblaient inextricables, mais à force de lire, d'écouter, de comparer et de penser, tu es parvenue à comprendre que tant de millions de personnes, sous le rouleau compresseur de la propagande et faute d'information, abruties par l'endoctrinement et l'isolement, dépourvues de libre arbitre, de volonté, voire de curiosité par la peur et la pratique de la servilité et de la soumission, aient pu en venir à diviniser Trujillo. Pas seulement à le craindre, mais à l'aimer, comme les enfants peuvent aimer des pères autoritaires, se convaincre que les châtiments et le fouet sont pour leur bien. Ce que tu n'as jamais réussi à comprendre, c'est que les Dominicains les plus chevronnés, les têtes pensantes du pays, avocats, médecins, ingénieurs, souvent issus des meilleures universités des Etats-Unis et d'Europe, sensibles, cultivés, expérimentés et pleins d'idées, probablement dotés d'un sens développé du ridicule, de sentiment et de susceptibilité, aient accepté d'être aussi sauvagement avilis (...)" (pp. 89-90) J'ai choisi de vous présenter l'extrait en rouge, parce que non seulement c'est la couleur la plus ambigue qui soit - représentant tout et son contraire - mais surtout parce que c'est la couleur du phénix, le symbole de la renaissance ... la renaissance du genre humain lorsqu'il aura enfin pris conscience de l'incroyable "lavage de cerveaux en liberté" auquel on l'astreint chaque jour de plus en plus. A vous tous, bon courage et ouvrez l'oeil!
Run for coverdimanche, 13 juillet 2008
L'Iran s'apprête à attaquer New York incessamment. Non content de "provoquer dangereusement et délibérément" l'Occident, Téhéran teste des missiles capables d'atteindre l'Europe, Israel, et même, oh l'horreur, des troupes américaines. Ce, en dépit du fait que des missiles aient été "photoshoppés" dans les photos et déclarations officielles. Et si tout cela vous rappelle un certain dossier du Gouvernement de Tony Blair arguant - faussement- que les missiles de Saddam Hussein pouvait atteindre les bases militaires britanniques de Chypre, c'est parce que nous sommes conviés à une reprise de la merveilleuse représentation que fut la vente de la guerre en Irak. En purs disciples de Goebbels, les dirigeants des démocraties occidentales, comprennent que, tout comme à l'époque nazie, meme si les gens ordinaires ne veulent jamais aller en guerre, il suffit de diaboliser l'ennemi et d'en faire une menace imminente pour leur famille, leur mode de vie ... et ils seront les premiers à réclamer cette guerre. Mais le peuple américain va-t-il vraiment se laisser ainsi manipuler de la même (exacte) façon en 5 ans? Il faut espérer que non. Quant à ces leaders du monde libre, démocrates jusqu'aux bouts des armes, nous avons un nom pour ces gens-là chez nous: San manman. Et aparemment Edouardo Galeano aussi.
Fundacionesvendredi, 11 juillet 2008
Aujourd'hui est la journée mondiale de la population et j'ai pensé vous offrir en cette magnifique journée ce sublime poème-texte de Eduardo Galleano, qui nous invite à redécouvrir la "fondation de la beauté." Fundación de la belleza: “Están allí, pintadas en las paredes y en los techos de las cavernas. Estas figuras, bisontes, alces, osos, caballos, águilas, mujeres, hombres, no tienen edad. Han nacido hace miles y miles de años, pero nacen de nuevo cada vez que alguien las mira. ¿Cómo pudieron ellos, nuestros remotos abuelos, pintar de tan delicada manera? ¿Cómo pudieron ellos, esos brutos que a mano limpia peleaban contra las bestias, para crear figuras tan llenas de gracia? ¿Cómo pudieron ellos dibujar esas líneas volanderas que escapan de la roca y se van al aire? ¿Cómo pudieron ellos…? ¿O eran ellas?"
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